Salut camarades,
Pour information, Manuel nous a répondu. Le CE en discutera ce week-end et
on contactera le BC pour voir comment avancer.
Fraternellement,
Jules
---------- Forwarded message ---------
De : Manuel Lins
Date: ven. 10 janv. 2025 à 01:33
Subject: Re: A propos de tes desaccords sur le centralisme démocratique
To: Jules Legendre
Cher camarade Jules et chers camarades qui liront ce mél,
Je vous informe que votre mail n´a pas de place légitime à ce stade de la
discussion. C´est le cas pour une multitudes de raisons que je vais
prendre le temps d´éclaircir: Vous partez de fausses prémisses politiques
et de nombreuses informations vous échappent, ce qui entame forcément de
fausses conclusions politiques. D´ailleurs, plusieurs étappes dans le
développement d´un tel débat n´ont pas été respectées de votre part.
Tout d´abord, je tends à souligner que je ne porte pas des désaccords sur
le centralisme démocratique mais bien sur sa mauvaise application au sein
de l´organisation, sur le manque d´espace de discussion, la manière
contestable de traiter toute forme de critique politique et la manière
comment le Congrès s´était déroulé dans son ensemble.
*1. **La « discussion » du lundi soir *
Au lieu d´attendre qu´une discussion *officielle et bien structurée *ait
lieu entre le Bureau de Cellule et moi – pour l´instant le BC n´a pas
encore proposé une date, comme je tiens à le souligner, j´attend encore une
réaction de leur part en ce qui concerne la discussion qui va préparer la
réunion de cellule qui traitera ma critique - vous vous précipitez à
m´expliquer encore une fois les principes du centralisme démocratique dont
je suis pourtant au courant depuis que j´ai intégré l´organisation il y a
huit ans. Politiquement vous n´apportez rien de nouveau en insistant sur le
fait de prononcer sa critique dans sa cellule. C´est ce que j´ai déjà fait
et ce c´est aussi ce que je ferai (encore) une fois que la discussion
*officielle
*entre le Bureau de Cellule et moi aura eu lieu. Merci néanmoins de m´en
rappeler.
Sachez également que je vais prendre tout le temps nécessaire pour mener un
débat sincère avec les camarades du BC, tout autant que je prendrai le
temps de présenter mes idées/ma critique dans le cadre d´une réunion de
cellule.
Le seul élément dans votre mail qui est pertinent et nouveau est que *vous
menacez ouvertement d´exclure des camarades qui ont des différences
politiques*, sous prétexte de ne pas avoir respecté le centralisme
démocratique, ce qui n´a nullement été le cas. Au moins vous avez
l´honnêteté de révéler cette méthode en mettant noir sur blanc cette
démarche politique par l´écrit. Par contre, on doit constater plusieurs
attentes au centralisme démocratique par la direction de cette organisation
comme je vais l´expliquer.
Les informations sur lesquelles vous vous appuyez sont en grande partie
tirées de discussions informelles, comme celle qui a été entamée par une
partie du bureau de Cellule le lundi soir. Pour en préciser les
circonstances : On m´a vaguement signalé le souhait de « parler » après la
réunion. Évidemment on ne voulait pas qu´il y ait une discussion non
controlée en présence des autres camarades. Après avoir quitté
l´appartement d´un camarade – d´ailleurs pas l´endroit idéal pour effectuer
une réunion de cellule - deux camarades du BC de la cellule ont entamé une
discussion sur mon chemin au métro et dans le métro également. Ce qu´on
discute lors d´un trajet de métro et dehors en marchant a évidemment rien
d´une discussion officielle. Je crois qu´on peut se mettre d´accord
là-dessus, c´est assez évident. Il s´agit là bel et bien de discussions
informelles qui ne devraient pas décider du sort de notre organisation, ni
du jugement de la direction envers la critique de camarades.
Un jeune camarade qui était intéressé par le débat et qui semblait vouloir
y assister a été « invité » à passer son chemin. Apparemment les camarades
du BC n´étaient eux-mêmes pas sûr s´ils appliquaient la bonne méthode et
voulaient garder la nature de cette « discussion » en secret.
*2. **Exprimer ses désaccords en cellule *
*Je suis tout à fait d´accord avec le principe d´exprimer ses désaccords
politiques en cellule, il n´a jamais été question que je n´allais pas le
faire, ni en Autriche, ni en France*. *Cependant, il est mon droit de
décider à quel point je veux en faire usage. *Comme Lucas, Raphael et les
autres camarades de la cellule de Tolbiac pourront sans doute vous
confirmer, j´ai exprimé une partie de ma critique le lundi soir qui suivait
le Congrès, mais pas toute la critique. Excusez-moi de ne pas avoir été
capable de bien sortir mes pensées en l´espace d´une seule journée, une
fois le Congrès écoulé.
Comme vous savez sans doute, une bonne intervention exige une bonne
préparation. Des critiques politiques nécessitent du temps et beaucoup de
réflexion pour être pertinents. Le lundi soir après le Congrès je venais
juste de commencer à formuler ma critique et d´y réfléchir de manière
profonde. Ca fait désormais plus d´un mois que je passe mon temps à
réfléchir sur la question comment une organisation ouvrière devrait être
organisée pour permettre un maximum de démocratie, que je discute avec des
camarades, que je prends le temps de bien formuler ma critique et à relire
encore une fois profondément les documents envoyés autour du Congrès du
PCR. Ce qui a été exigé par le membres du BC le lundi dernier est tout à
fait impossible : Au milieu de mon travail, mon manque de sommeil et le
besoin de gagner la tête claire - afin de pouvoir tirer des conclusions
pertinentes du Congrès - j´aurai immédiament dû exprimer toutes mes
pensées instantantées et nées du Congrès à la réunion de cellule qui avait
lieu le lendemain du Congrés, sans que j´aurais pu prendre le temps de bien
y réfléchir. Une telle approche n´aurait pas été sérieuse et je crois que
la cellule mérite mieux que ca. En ne présentant pas tout de suite
l´entierté de ma critique, je semble avoir commis un grand crime en
« cachant » de facon malhonnête mes divergences.
Je vous rappelle que le CE ne croyait pas être en mesure d´envoyer et de
« corriger » le document de la section de Montpellier dans les dix jours
précédant le Congrès. Il faut tenir en compte que le CE est composé de
permanents qui se font payer par l´organisation pour permettre à
l´organisation d´avoir un débat réellement démocratique et qui disposent de
nombreuses années d´expérience politique. Cependant, ils ne sont pas
arrivé à y répondre dans l´espace de dix jours. Pourquoi exige-t-on de ma
part de savoir exprimer ma critique dans l´espace d´une journée – journée
de travail - tandis que le CE se prend autour de quatre semaines pour
répondre au document de la section de Montpellier ? Honni soit qui pense
que s´applique ici le principe de « deux poids, deux mesures ».
Le congrès de la section francaise s´était terminé le 1er décembre, un
dimanche soir. J´ai passé les heures suivantes à préparer mon travail, puis
j´ai résumé quelques pensées concernant le déroulement du Congrès (vers
22.00 heures !) et je les ai partagé sur Whatsapp puisqu´un camarade –
d´ailleurs autrichien, pas francais - m´avait demandé comment s´était
passé le Congrès en France.
A l´époque je ne savais pas encore que j´aurais dû lui mentir en disant que
le Congrès était un «grand succès » (formule adoptée pour décrire le
Congrès envers le public et les camarades de l´Internationale) et que
j´allais - si je vous prend au mots- « briser le centralisme
démocratique » en exprimant mon véritable opinion. J´aurai mieux fait de me
convaincre que me sens me trompaient. Si jamais j´aurais rédigé une éloge
du Congrès et que je l´aurai fait parvenir à des camarades autrichiens, je
suis sûr qu´on m´aurait remercié d´avoir apporté mes impressions
personnelles du Congrès francais. Le véritable problème est que je critique
le Congrès, pas que cela ait été fait à l´écrit.
Sans que je le sache et explicitement contre ma volonté – ce que je peux
très bien prouver par des Screenshots sur Whatsapp et par des prises de
position de la part des camarades présents – une cellule autrichienne a
apparemment osé parler du déroulement du Congrès en France. C´est bien là
le point de départ d´une campagne qui implique désormais deux Comités
Exécutifs, ainsi que deux Bureau de Cellule et un bon nombre de camarades
de deux sections. Tout cela apparemment parce que j´ai critiqué le
déroulement du Congrès. Cela m´indique clairement les priorités des
directions politiques de cette Internationale dans une époque marquée par
l´essor de l´extrême droite et l´ accentuation de la crise politique du
système. Apparemment il n´y a rien de plus urgent à faire.
A l´initiative d´un sécrétaire de cellule autrichien, qui d´ailleurs n´a
pas cherché la discussion avec les membres de sa propre cellule qui ont
parlé en termes générales des conditions qui permettent l´ascension d´une
bureaucratie au sein d´une organisation ouvrière, on a abusé de mes notes
privées pour en faire la « preuve » présumé d´une démarche
« fractionnaliste ».
Un document qui n´a jamais été destiné ni à être discuté en cellule, ni à
être envoyé au CE, a été largement diffusé au sein de l´organisation, sans
que j´aie donne mon accord là-dessus. A de nombreux camarades on a ainsi
donné l´impression que je briserait volontièrement le centralisme
démocratique, sans pourtant m´accorder la moindre possibilité de défendre
mon point de vue devant eux.
Toute personne politique cherchera toujours à exprimer son avis politique
et elle le fera dans les conditions qu´elle retrouve, peut importe si c´est
en privé ou dans le cadre d´une cellule. Si des camarades discutent de leur
critique en privé, il est temps de se demander pourquoi ils ne font pas
confiance à leur organisation à cet égard. Vous avez beau demander qu´on
n´exprime son avis que dans le cadre d´une cellule, mais sans mettre en
place un système de surveillance permanente c´est tout simplement
impossible. Même les dictatures les plus féroces n´arrivent pas à
canaliser toute forme de conversation, comme le printemps arabe l´a bien
démontré. Et avant de me reprocher de comparer l´organisation à une
dictature : Je ne le fais pas, je démontre l´impossibilité de vouloir
contrôler toute forme de discussion. Si vous souhaitez que toute forme de
critique soit prononcé au sein de cellules – un souhait tout à fait
légitime – il faudra créer un cadre qui permet réellement d´exprimer ses
critiquer et cela sans se faire menacer d´être exclu.
Pour croire que toute discussion politique entre camarades de cette
Internationale ne se déroule que dans le cadre des réunions de cellule, il
faut vraiement être naif et se tromper délibérement sur la nature réelle du
fonctionnement de cette organisation.
Votre tentative de vouloir censurer des discussions qui ont lieu en privé
est politiquement extrêmement dangereuse et nuisible pour le bon
fonctionnement de notre organisation. Démontrer l´expression de critique en
privé comme une atteinte au centralisme démocratique nous laisserait même
tomber derrière le peu de droits démocratique que nous accorde la
soi-disante « démocratie » bourgeoise. Pour moi, le fait de vouloir
interdire toute discussion privée sur l´organisation revient à violer le
centralisme démocratique : C´est la liberté d´expression à laquelle vous
vous attaquez.
Si j´étais à votre place, je pourrais maintenant exprimer des menaces de
« mesures disciplinaires » et « d´exclusion ». Cependant, je ne crois pas
qu´on peut résoudre des différends politiques par des mesures formelles
sans toucher au fond de la divergence politique.
C´est un signe de manque de confiance dans sa propre capacité de convaincre
par des arguments d´avancer directement des phrases comme la suivante : « Si
ce comportement devait se reproduire (sans même expliciter en quoi ce
« comportement » consiste), le CE serait contraint de prononcer à ton
encontre des mesures disciplinaires, qui pourraient aller jusqu’ à
l’exclusion. » Malgré mon fort souhait, je n´arrive pas à y voir la moindre
bonne intention de votre part.
La confiance politique se gagne par des arguments et des vraies discussions
qui laissent la place à tout le monde de s´exprimer librement, sans se
faire attaquer pour avoir eu recours à ce droit fondamental, et pas par
des menaces de « mesures disciplinaires ».
*On peut me convaincre par des arguments politiques, et je vous invite à le
faire. *Lors du congrès, la direction de la section s´est vantée de ne
jamais exlure des membres pour des raisons politiques et de toujours
chercher la discussion. Jusqu´au mardi matin j´y croyais également. La
tradition que j´ai connue dans la plupart des cas de désaccords politiques
et que j´ai pu observer en Autriche, a été de chercher gentillement un
débat sur les désaccords. Tout à coup cette précieuse tradition ne
s´applique plus.
Entre autres choses, votre mail contient aussi la phrase suivante :
*Si les doutes et les divergences ne sont pas clairement exprimés dans les
cadres prévus à cet effet, il est impossible pour les camarades d’en juger,
d'être convaincus ou d’y répondre.*
Je suis tout à fait d´accord avec cette formulation. Je me demande
cependant pourquoi vous n´avez pas rendu accessible le document de la
section de Montpellier à toute l´organisation francaise avant d´une réunion
aussi importante qu´est le Congrès national ?
Pour réformuler votre phrase : si les doutes et les divergences *de la
section de Montpellier *ne sont pas clairement exprimés (à l´écrit !) il
est impossible pour le camarades d´en juger, d´être convaincus ou d´y
répondre. Comment est-il possible «d´en juger », « d´être convaincu » ou
« d´y repondre » sans même connaître un document ?
C´est bien ca le départ de ma critique envers la démarche adoptée par la
direction autour du Congrès. Il m´était très difficile, voire impossible de
gagner une image claire de la véritable nature de la dispute entre le CE et
la section de Montpellier sans même pouvoir accéder à tous les documents.
Vous me demandez de respecter un principe politique – avec lequel je suis
entièrement d´accord – sans le même respecter vous-mêmes.
En revanche, vous connaissez maintenant même mes notes privées et je vous
rendrai également accessible le document que j´ai envoyé à la direction
autrichienne, une fois que je l´aurai traduit. Je tends à bien respecter ce
principe du centralisme démocratique. Le document que je présenterais dans
le cadre de la cellule de Tolbiac vous sera également envoyé.
Je vous demande officiellement de présenter vos excuses pour une telle
entrave à un droit essentiel du centralisme démocratique qu´est la liberté
d´expression. Apparemment, il est nécessaire de revenir sur une des bases
de ce régime interne: C´est la liberté d´opinion qui règne lors du débat,
le centralisme entre en jeu *après. * Au sein de l´ICR il n´y a que
l´élément centraliste qui est bien établie, en ce qui concerne l´aspect
démocratique, force est de constater qu´il y a un grand déficit, comme le
Congrès l´a bien demontré. Cela en est une des raisons centrales pourquoi
il y a régulièrement de camarades qui quittent la séction francaise,
d´autres sections et l´Internationale dans son ensemble.
*A la place de ce mail,* qui ne sert pas à éclaircir la situation, bien au
contraire – en partant de fausses informations et en voulant octroyer les
circonstances exactes d´une discussion de cellule qui n´a même pas encore
été planifiée - , il *aurait mieux fallu chercher une vraie discussion de
votre part et de prononcer une invitiation à participer à une telle.
*Cependant,
je ne peux nullement trouver une inivitation du CE à discuter sérieusement
de la critique qui a été énoncé.
Petite note finale: Il n´y jamais eu une tentative sérieuse de me parler de
ma place dans la section francaise pendant mon séjour, on ne s´est non plus
pas tourné vers moi pour parler de ma formation politique. En soi, cela ne
constitue aucun problème pour moi, puisque je ne suis là que de passage,
que j´essaie de me former moi-même et que les camarades de ma cellule sont
encore très jeunes, mais cela devient déreangeant au moment où soudainement
même le CE commence a trouver mon travail intéressant : C´est le moment où
je critique l´organisation.
*3. **Deux poids, deux mesures *
Le CE autrichien a également exprimé le souhait de ne pas partager des
notes sur les Congrès avec des camarades (mail du 20 décembre). Je tends à
eclaircir que je n´ai partagé le document qu´avec des camarades en
Autriche, c´est vous qui le diffusez en France auprès des camarades. Si
l´on part de l´idée que j´aurais brisé le centralisme démocratique, cette
accusation ne serait alors valable que pour la section autrichienne.
Néanmoins, dans votre mail vous vous prononcez de la facon suivante : * Si
ce comportement devait se reproduire, le CE serait contraint de prononcer à
ton encontre des mesures disciplinaires, qui pourraient aller jusqu’à
l’exclusion. [Annotation: le CE n´y est d´ailleurs nullement contrait
d´exclure des camarades pour avoir des divergences politiques]*
Dans le mail de la direction autrichienne, il n´était nullement question de
« mesures disciplinaires » ou d´aller « jusqu`à l´exclusion. » Pourriez-
vous m´expliquer pourquoi deux directions de la même Internationale - qui
se vante d´appliquer les mêmes méthodes à travers la globe - réagissent
très différemment, peu importe qu´il s´agit d´exactement le même incident ?
C´est encore plus étrange si l´on prend en compte que ma soi-disante
« rupture du centralisme démocratique » a eu lieu avec des camarades
autrichiens et pas en France ?
D´ailleurs je vous signale que vous vous trouvez en contradiction directe
avec vos propres énoncés exprimés dans le document « Une opposition
petite-bourgeoise au sein du PCR ». Dans ce document, vous avez écrit la
phrase suivante : On ne peut pas forcer des camarades à formuler leurs
divergences ou à révéler des démarches fractionnelles organisées dans le
dos de la direction nationale ».
Peu-importe que personne n´a jamais essayé de « fractionner dans le dos de
la direction nationale » -pourquoi ne pas directement parler de
« trahison » ? – vous y écrivez qu´on ne peut pas forcer des camarades à
formuler leur divergences s´ils ne le souhaitent pas. Cependant, c´est
exactement la démarche envers moi. Si je le voudrais, j´aurais alors
parfaitement le droit de garder ma critique pour moi. Pourtant, je vais
bien au contraire désormais dédier une grande partie de mon temps libre à
essayer d´éclaircir cette divergence politique.
*4. **Le choix du document et de la date *
La base de la discussion sera un nouveau document que je vais prendre le
temps de rédiger et qui
incluera toutes les nouvelles tentatives de censurer ma critique à
l´encontre du fonctionnement de
l´organisation et pas uniquement les notes privées que vous possédez contre
ma volonté. Si je fais parvenir de la critique à ma cellule, je le fais
correctement. D´ailleurs, il revient naturellement à l´auteur de prendre en
charge la traduction de son propre texte etpas à des camarades qui en
ignorent toute arrière-pensée et le contexte. Dites- moi comment vous
comptez le traduire ? Les programmes de traduction font beaucoup d´erreurs
et pourraient en changer le sens, c´est pourquoi je n´accepterai pas cette
démarche. Si jamais vous avez un camarade dans la section parisienne qui a
le niveau d´allemand qui est requis pour bien traduire un texte (C1-C2), je
suis prêt à investir le temps de traduire le texte avec lui.
Là encore vous essayez de mettre en place une nouvelle entrave, afin de
réduire l´espace de la discussion :
· Peu importe que j´ai à maintes reprises éclaircie que le document
que vous vous êtes appropriée n´est pas concu pour être traité en cellule,
vous y insistez et le diffusez sans mon accord
· Sans m´accorder le temps nécessaire pour bien préparer mon
intervention, vous essayez de me forcer à accepter une date qui n´a pas été
décidé par le BC et moi, mais par le CE
· Vous diffusez de manière non- autorisée un document à desormais de
dizaines de camarades auxquels vous donnez l´impression qu´il y a un
camarade dangereux dans l´organisation qui vise à nuire l´organisation en
« cachant » sa critique
Le choix de la date de la discussion n´est pas une décision qui revient au
CE, qui s´y mêle sans que la moindre justification politique aurait été
donnée. La date devrait être choisie par le BC ensemble avec moi, puisque
c´est la cellule de Tolbiac qui va en être concerné et qu´il va s´agir d´un
document rédigé et présenté par moi-même.
Le CE s´est généreusement accordé quatre semaines pour trouver une réponse
au document de la section de Montpellier et je revendique le même droit de
bien réfléchir et formuler ma critique avant de la présenter au sein de ma
cellule. Il en va de la qualité du débat et de la sincérité des arguments.
D´ailleurs, vos propos contredisent ce que les camarades du BC m´ont dit
lundi soir et qui ont admis que c´était à moi de choisir si et quel
critique j´allais présenter au sein de la cellule, ce qui semble tout à
fait normal et logique. De plus, j´attend depuis plus d´une semaine le
retour de la direction autrichienne sur la réponse que je leur ait donné à
leur mail du 20 décembre. Afin de pouvoir bien présenter ma critique sur la
cellule de Tolbiac, il va falloir attendre leur réponse sans précipiter.
Cela est également une des raisons pourquoi je ne peux pas accepter la date
proposée et que j´insiste sur la nécessité d´une réunion entre le BC et moi
qui précède l´exposé politique.
Il va en partie falloir que je discute de ma critique avec la section
autrichienne et non avec la section francaise puisqu´on ne part pas des
mêmes expériences politiques. Si je critiquais la campagne „Are you a
communist” dans ma cellule à la base de mes expériences en Autriche, les
autres camarades ne sauront pas y répondre, puisque la situation politique
en Autriche est différente de celle en France et qu´on n´a pas vécu les
mêmes événements.
*5. **Conclusion *
Comme il a été dit tout à l´heure, je vous garanti que je vais prendre le
temps de mener un débat sincère avec les camarades du BC et que je prendrai
également le temps de présenter mes idées/ma critique dans le cadre d´une
réunion de cellule. Mais il faut absolument que cela se déroule d´une
manière qui me permettra de bien me préparer, de faire une présentation
moi-même, afin que je puisse bien expliquer mes idées – je ne laisserai pas
présenter mes critiques par quelqu´un d´autre, on est bien d´accord que ce
serait complètement hallucinant - et également d´envoyer un document en
francais que je prendrai le temps de rédiger les prochaines semaines et qui
incluera également les idées présentées dans mes notes privées du Congrès.
Une démarche que j´aurais pu accepter sans hésiter est la suivante:
*Cher camarade, *
*On a entendu parler que tu as des critiques politiques envers
l´organisation. Nous te proposons donc de l´exprimer ouvertement au sein de
ta cellule. Il n´y a aucune censure à craindre lorsqu´on exprime ses
désaccords politiques. On est une organisation démocratique qui respecte
les points de vue et les critiques de chaque camarade. *
Ce que vous faites est bien autre chose: Vous ne m´avez pas offert la
possibilité d´une discussion avec le CE et de surcroît vous vous mêlez du
travail d´une cellule qui est très bien capable – et à ce propos j´ai
confiance aux camarades de ma cellule – d´organiser un tel débat. Il faudra
laisser le temps nécessaire aux membres de la cellule d´organiser cette
discussion. Vous cherchez à imposer hâtivement chaque détail du débat sans
même chercher l´accord du camarade qui exprime des désaccords.
De plus, vous me transmettez l´impression qu´après le congrès il vous faut
à tout prix éviter que la critique exprimé par le document de la section de
Montpellier – dont je ne soutiens pas tous les points d´ailleurs – puisse
faire réfléchir d´autres camarades.
Permettez moi une question : D´où vient-elle, cette peur de permettre de
débats libres sur le fonctionnement de notre organisation ? Pourquoi
éclatent régulièrement dans tous les sections des conflits autour de la
facon comment les directions jugent bien d´interpréter le centralisme
démocratique ?
Je constate avec amertume grandissante que cette organisation n´est pas à
la hauteur des idées qu´elle réprésente. Être communiste devrait signifier
de se battre pour la liberté de l´être humain et pas pour censurer chaque
petit propos qui ose critiquer la politique adoptée par la direction d´une
organisation qui se considère comme le plus démocratique possible.
Pas de copie à des camarades qui ne sont pas directement concernés de ma
part.
N´hésitez pas à me contacter par voie téléphonique ou de chercher une
discussion directe, je vais faire en sorte de prendre le temps nécessaire.
Fraternellement,
Manuel
Am Mi., 8. Jan. 2025 um 08:31 Uhr schrieb Jules Legendre
:
Cher camarade,
Le bureau de ta cellule nous a rapporté les termes de la discussion qu’il
a eu avec toi le 6 janvier.
Tout d’abord, le CE tient à te rappeler que le fait d’envoyer à des
camarades un long document critique de notre organisation, en dehors de
tous les canaux démocratiques normaux de l’organisation, est une violation
caractérisée du centralisme démocratique. Que cet envoi ait eu ou non le
caractère d’une conversation “privée” n’y change rien. Dans notre
organisation, les questions politiques, y compris les divergences
politiques, ne sont pas des questions “privées”. Si ce comportement
devait se reproduire, le CE serait contraint de prononcer à ton encontre
des mesures disciplinaires, qui pourraient aller jusqu’à l’exclusion.
Par ailleurs, le CE te demande formellement d’exprimer tes désaccords sur
la question du centralisme démocratique et ton constat d’une soi-disant
“bureaucratisation de l’Internationale” dans le cadre d’une réunion de ta
cellule, durant laquelle le temps de discussion y sera spécialement
consacré. Dans notre organisation, l’expression des désaccords n’est pas un
droit dont l’exercice serait facultatif, mais un devoir pour tous les
camarades. Si les doutes et les divergences ne sont pas clairement exprimés
dans les cadres prévus à cet effet, il est impossible pour les camarades
d’en juger, d'être convaincus ou d’y répondre. C’est donc une condition
fondamentale de l’exercice du centralisme démocratique. La date de cette
discussion sera fixée par ton Bureau de cellule, en fonction des priorités
de l’ordre du jour des réunions. Une traduction du document que tu as
envoyé à des camarades autrichiens sera préalablement transmise aux membres
de ta cellule, pour qu’ils disposent de tous les éléments nécessaires à la
discussion.
Copie au Comité de Section de Paris et au Bureau de cellule de
Paris-Tolbiac
Fraternellement,
Pour le CE, Jules
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